Les véhicules intermédiaires, la mobilité du futur ?

Rédigé par Marc SCHNEIDER Aucun commentaire
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véli

Les transports sont responsables en France de 30 % des émissions de gaz à effet de serre et la voiture y contribue à hauteur de 16 %. Il y a donc un véritable enjeu à décarboner nos moyens de déplacement. De plus si on se place au niveau de la Bourgogne Franche-Comté, région majoritairement rurale et donc dépendante de la voiture, les chiffres sont encore plus élevés.

La voiture électrique fait partie de la solution pour réduire la pollution car sur l’ensemble de son cycle de vie, c’est-à-dire de la fabrication à son recyclage, elle est largement moins polluante qu’une voiture thermique. Cependant la production de voitures électriques n’est pas sans poser de problème. Outre les matériaux pour la construire, il faut également des batteries, ce qui implique l’exploitation de ressources comme le lithium. De plus, ces véhicules sont lourds avec des conséquences sur l’usure des pneus et des plaquettes de frein, ce qui génère une pollution aux particules fines. Ces dernières sont particulièrement dangereuses pour la santé notamment au niveau des voies respiratoires. Notons que les plus petites des voitures électriques pèsent environ 1 tonne 5. Donc quand on se déplace seul dans sa voiture on utilise un véhicule d’1 tonne 5 pour déplacer en moyenne 80 kg, ce qui n’est franchement pas optimisé !

Ainsi on peut se poser la question si on ne pourrait pas faire mieux, notamment pour les petits déplacements du quotidien.

Le vélo, et particulièrement le vélo à assistance électrique est une piste intéressante mais il présente des inconvénients évidents : le transport de marchandises ou de personnes est limité et on est exposé aux intempéries.

C’est là qu’entrent en jeu une nouvelle catégorie de véhicules : les véhicules intermédiaires, qu’on appelle familièrement les "vélis".

Mais qu’est-ce qu’un véli ?

Les vélis ont été créés en quelque sorte pour combiner les avantages des vélos à assistance électrique et ceux des voitures électriques, tout en atténuant leurs défauts. Ils peuvent être considérés comme le « maillon manquant » entre les vélos et les voitures.

Il existe une grande variété de modèles de vélis. On peut néanmoins citer quelques caractéristiques qui se retrouvent fréquemment :

  • Ils peuvent être utilisés lors des intempéries car généralement, ils ont un toit.

  • On peut transporter plus de bagages, car ils ont souvent un petit coffre. Certains peuvent transporter plusieurs passagers

  • Ils sont légers : entre 200 et 500 kilos

  • Ils consomment jusqu’à 10 fois moins d’électricité que les voitures électriques classiques

  • Ils ne nécessitent que peu de matériaux, qui peuvent être d'ailleurs issus du recyclage. Cela signifie également qu'une production locale est possible

  • Ils sont durables : l'entretien et la réparation sont relativement simples. On est plus proche d'un vélo à assistance électrique que d'une voiture.

  • Enfin, certains véhicules intermédiaires ont des pédales ce qui permet de pratiquer une activité physique.

Avec un véli, en fonction du modèle choisi, on peut rouler de 25 à 90 km heure et on peut parcourir environ 80 km. Ils est donc tout à fait adapté pour nos trajets du quotidien, comme par exemple se rendre sur son lieu de travail, aller faire ses courses ou encore pratiquer un loisir.

Si le thème des véhicules intermédiaires vous intéresse, vous pouvez regarder sur internet une série de vidéos qui s'intitule "la nouvelle aventure mobile". Un vélo-reporter, Jérôme Zindy, a effectué un tour de France à bord d'un véhicule intermédiaire. Il est parti à la rencontre des habitants, des associations et des entreprises.

Il y a également ce documentaire diffusé par la Fondation Roole qui donne une bonne vision de ce que sont les vélis.

Et si on utilisait les routes secondaires pour développer le réseau de voies cyclables ?

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Les routes secondaires utilisées et le vélo en Corrèze

Le rêve de tous les cyclistes, c’est de pouvoir rouler sur une voie sécurisée, c’est-à-dire séparée de la circulation motorisée. En Bresse Bourguignonne la seule voie de ce type qui existe, c’est la voie verte qui relie Chalon-sur-Sâone à Lons-le-Saunier. Elle traverse le territoire d’ouest en est et je la vois comme une sorte de route express du vélo. Comme cela a été évoqué dans une précédente émission, cette voie verte a autant une fonction touristique qu’une fonction utilitaire, puisqu’elle dessert des zones d’activité comme par exemple la Zone Industrielle de Branges.

Si il est évident que cette voie verte est une chance pour le territoire, elle est cependant totalement insuffisante, puisque de nombreuses zones sont exclues. Je pense notamment aux parties Nord et Sud de la Bresse.

Le problème est que créer des voies sécurisées représente un investissement important. En effet un aménagement de voirie cyclable coûte plusieurs centaines de milliers d’euros pour simplement un km. Et bien évidemment, il faut en plus prévoir les charges d’entretien.

La conclusion qu’on peut facilement tirer, c’est que vu le contexte financier actuel, on ne va pas mailler le territoire avec des aménagements cyclables spécifiques.

Mais alors, me direz-vous, c’est fichu pour le vélo ?

La bonne nouvelle c’est que non il existe des solutions ou tout au moins des pistes.

Sachez qu’en France métropolitaine il y a 3 millions de km de routes, dont de nombreux petits chemins. L’idée serait de réaffecter une partie de la voirie pour la circulation des vélos. Dans le principe, les voitures seraient encouragées à emprunter les grands axes et les vélos eux seraient prioritaires sur les petites routes. On pourrait même réserver certaines sections aux vélos et autoriser la circulation uniquement pour les riverains ou les engins agricoles.

Ce principe est appelé « le partage des voies », on rééquilibre l’utilisation des routes. La voiture, sans être bien évidemment bannie, perd son statut hégémonique sur certains tronçons.

Une étude a montré que réaffecter seulement 3,5% de ce réseau routier, donc 3,5 % des 3 millions de km, suffirait pour relier les communes principales sur les territoires périurbains et ruraux.

Cette réaffectation aurait un coût mais il serait très inférieur à celui d’un maillage avec des voies créés spécialement pour le vélo. De plus cette solution serait plus respectueuse de l’environnement car elle éviterait l’artificialisation des sols.

Pour conclure, je dirais que cette approche, qui consiste à requestionner le partage de la route, demande d’une part un changement de vision des politiques et d’autre part un changement de comportement des usagers. Notons enfin qu’il est important d’expliquer et de mener des concertations avec les habitants, les riverains et les agriculteurs concernés par les projets.

Si le sujet vous intéresse, vous pouvez regarder ce qu’a fait le département de la Corrèze, un des départements pionniers en la matière. Le projet s’appelle les Voies Vertes Pâles. Vous pouvez également visionner sur YouTube l’épisode intitulé « La Corrèze » et publié dans la série « La France Cyclable », proposé par le vélo-reporter Jérôme Zindy.

Retrouver un emploi grâce au vélo à assistance électrique

Rédigé par Marc SCHNEIDER Aucun commentaire
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Mission Mobilité loue des vélos à assistance électrique à un tarif solidaire pour dépanner ceux qui cherchent un emploi. Nous les aidons à (re)trouver leurs marques et les accompagnons jusqu’à l’endroit où ils vont aller travailler pour leur montrer le bon itinéraire.
« Si la personne habite Louhans, le vélo à assistance électrique lui permet de rejoindre facilement la zone industrielle où il y a 1800 emplois, d’autant plus qu’on a une voie verte pour y aller ».
« J’ai besoin du vélo parce que je suis aide à domicile et que je vais entrer dans une formation dans laquelle il y a des stages à effectuer. Le vélo va me permettre d’aller plus loin dans mes recherches de stages. Dans l’immédiat, je n’ai pas d’autre solution ».

Retrouvez l'interview sur Radio B, la radio de Bourg-en-Bresse et ses environs.

Cérémonie locale de remise des prix du Challenge de la Mobilité 2025

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La cérémonie locale de remise des prix du Challenge de la Mobilité 2025 aura lieu mercredi 10 décembre à 18h au café associatif de Saint-Usuge. Le programme est le suivant :

- Bilan du challenge de la mobilité pour les 4 communautés de communes de la Bresse Bourguignonne
- La mobilisation pour l'année prochaine
- Discussion sur la mobilité dans le cadre des déplacements domicile-travail